Comment réagir face à l'addiction ? L’image du piège à loup...

Cette métaphore nous vient de Thomas d’Ansembourg, autrefois avocat, auteur et psychothérapeute, ancien élève de Marshall Rosenberg, le créateur de la Communication Non-Violente. C’est un incroyable orateur dont les conférences, que je vous conseille chaudement, ressemblent à des contes pour faire la paix avec soi-même, ses émotions et ceux qui nous entourent.

Dans une conférence sur les peurs, il parle de ces pièges à loup pour définir ces habitudes dans lesquelles nous sommes prises et qui nous rendent nous, et notre entourage malheureux. Cette image de piège à loup, je l’aime tout particulièrement pour illustrer aussi nos addictions.

 

Imaginez-vous quelques instants, pris.e dans un piège un loup.  Que feriez-vous ?


Je vois au moins quatre solutions possibles :

1) Ne rien faire en attendant que le piège à loup se rouvre tout seul. Sûrement peu utile, ni la plus sûre (en sachant qu’il y a sûrement des loups dans les parages) mais ça reste tout de même une réaction envisageable.

Si on considère l’addiction comme le piège à loup en question et les conséquences négatives comme les loups potentiels, il est très probable que certaines personnes soient pourtant dans ce cas de figure. Mais attention, aucun jugement ici, il y a plein de raisons valides à ne rien faire, pendant un temps : beaucoup de fatigue, peu de temps, trop peu de moyens ou de patience.

2) Appeler à l’aide ! Qui sait, avec un peu de chance, celui qui a posé ce piège est probablement dans les parages. Ou sinon un bricoleur, ayant une chaumière non loin remplie d’outils utiles à nous délivrer de cette misère ? Ça se tente, non ? Mais peut-être que dans un premier temps, vous préférez envisager la possibilité de vous débrouiller seul…
 

3) Se débattre avec force avec le risque important de se blesser dans la bataille, face à ce piège avec ses dents aiguisées. C’est ce que j'associerais au fait d’arrêter par la volonté, ce qui peut être judicieux si on se sent très fort et très agile. Mais parfois, voire souvent, le résultat est malheureux : non seulement on est toujours coincé, mais en plus, nos blessures se sont amplifiées. Concernant l’addiction, ces blessures peuvent être multiples (découragement, peur de l’échec, honte, frustration)
 

4) Et la dernière… (j’ai bien sûr gardé la meilleure pour la fin) observer minutieusement ce mécanisme qui nous coince la jambe ! Que vous le fassiez seul ou avec de l’aide, c’est sûrement la réaction qui donnera les plus grandes chances de succès pour votre libération prochaine.

 

Ce mode “observateur”, c’est aussi ce que pourrait appeler la conscience, c’est-à-dire la perception de ce qui se passe ici et maintenant, à l'intérieur et à l'extérieur de soi.
 

Ce n’est pas par hasard que la méditation de pleine conscience est souvent recommandée pour se libérer des addictions. D’ailleurs, je peux vous révéler sans trop de suspens que c’est l’un des principaux outils qui m’a accompagné tout au long de mon propre processus de guérison… 


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