Coach et hypnothérapeute — addictions et troubles émotionnels · Caen & visio

06 80 42 33 76Lun–Ven · 14h–20h30English

Comprendre l'addiction

Quand on délègue le pouvoir de se sentir bien...

Achat émotionnel, travail, statut, substances : le mécanisme est le même. Découvrez un regard plus large et bienveillant sur ce qu’est une addiction.

25 octobre 2026 · 4 min.

← Tous les articles
Quand on délègue le pouvoir de se sentir bien...

Lors d'un court séjour à Bogotá, je suis tombé sur un panneau publicitaire qui m'a marqué tellement il était criant du message subliminal que notre société de consommation nous sert au quotidien.

Il y avait la photo d'un 4x4 luxueux avec cette déclaration triomphante...

« No solo es un carro, es tu próximo logro » (Ce n'est pas seulement une voiture, c'est ton prochain succès)

Je ne sais pas si vous êtes familier avec le concept de « marketing émotionnel », mais pour faire simple, c'est l'idée que les marques ne nous vendent jamais un produit, mais la promesse d'une émotion positive.

  • Apple offre de la créativité,
  • Jeep de l'aventure,
  • Red Bull de l'adrénaline,
  • Nike de la motivation et du dépassement,
  • Disney de la magie,
  • Lacoste du statut,
  • etc.

Mais que vient faire cette publicité dans une réflexion sur le bien-être ? Pourquoi je vous parle de tout ça ?

Bonnet blanc et blanc bonnet

Parce que l'écart entre l'achat émotionnel et l'addiction est infime. La seule grande différence, c'est que l'aspect néfaste des addictions est sûrement bien plus clair.

Mais le mécanisme est le même : on délègue à quelque chose d'extérieur (un objet, une substance) le pouvoir de nous faire sentir d'une certaine manière.

Évidemment, c'est souvent un leurre : l'euphorie initiale liée à la consommation ou à l'achat retombe toujours progressivement : on s'habitue, on ressent de l'attachement (« je ne peux pas être / fonctionner sans... ») et plus on comble ce vide par des choses extérieures à nous, plus ce vide grandit à l'intérieur.

Notre rapport au monde extérieur

Bien sûr, cette vérité n'est pas absolue : on a besoin du monde extérieur. On a besoin...

  • de moyens de transport pour se déplacer plus loin,
  • de nutriments pour maintenir sa forme physique,
  • de nos amis et/ou de notre famille, selon les personnes, pour nourrir ce lien de connexion, d'appartenance,
  • des autres et de leurs compétences dans les domaines qui nous dépassent,
  • etc.

Une question pour y voir clair

Judicieux alors de garder un œil et un coeur ouvert sur le fait de savoir si les liens que nous avons construits jusqu'ici nous aident toujours à grandir ou nous empêchent d'avancer.

Ai-je une relation choisie, épanouie, joyeuse avec cette habitude, cette personne, cet objet, ou est-ce que je ressens de l'enfermement en y pensant ?

Thomas d'Ansembourg, que j'aime beaucoup citer, expliquait, lors d'une de ses conférences enchanteresses que finalement, il n'y a qu'une question à se poser :

Est-ce que cette pensée, cette perspective (ou cette habitude), m'apporte un sentiment d'expansion ou de contraction ?

Quand le changement crie aussi en nous

Dans une période où notre terre et notre jeunesse, notamment, crient de mille feux cet appel au changement, il n'est pas surprenant que le changement puisse crier si fort en nous également.

Si on écoute profondément notre mal-être, il nous demande souvent :

  • de rompre des liens usés,
  • de retrouver une activité plus alignée,
  • de dire "non" à certaines occasions,
  • de sortir des modes par défaut,
  • de quitter nos addictions en tout genre, parce qu'elles abîment notre santé, notre bien-être psychique, mais aussi nos relations.

Dans cette optique, il n'y a pas tellement d'écart entre celui qui est accro à son travail ou à son statut au détriment de son bien-être ou de sa famille et celui qui est accro à une substance. La seule différence, c'est que l'une des habitudes est socialement plus acceptée.

Comprendre l'origine de nos habitudes avant de pouvoir les transformer

Mais attention... là encore la marge est fine ! L'idée ici n'est surtout pas d'apporter un regard moralisateur ou jugeant sur les habitudes des uns et des autres. L'humain par nature est un être d'évolution. Il a adopté certaines habitudes à un moment donné car, à ce moment-là, c'était la stratégie la plus accessible et certainement la mieux adaptée à la situation.

  • L'une s'est plongée dans le travail pour obtenir la reconnaissance qui lui avait tant manqué à l'école, où les professeurs la critiquaient allègrement parce qu'elle n'était pas scolaire.
  • L'autre a commencé à fumer pour trouver un sentiment d'appartenance qui lui manquait cruellement à la maison, à l'aube de son adolescence.
  • La troisième a acheté cette belle voiture, cherchant dans le titre et le prestige social une armure contre le mépris qu'elle avait reçu, ayant grandi dans une famille pauvre.
  • Le dernier a trouvé refuge dans la cocaïne pour s'offrir une carapace d'invulnérabilité et paraître « dur » dans un monde où il se sentait trop fragile / sensible.

« L'addiction est une tentative de résoudre un problème : celui de la souffrance émotionnelle, du stress ou de la perte de connexion. » — Gabor Maté (Médecin et auteur référence sur le traumatisme et l'addiction)

Un regard plus large

L'idée, ici, c'est simplement d'apporter un regard plus large sur ce qu'est une addiction. Ce n'est pas seulement le fait de consommer une substance particulière qui est reconnue comme délétère pour le corps et l'esprit.

Une addiction, c'est toute forme d'habitude ou de relation à quelque chose ou à quelqu'un, dont on a du mal à se séparer, bien qu'elle nous fasse souffrir, parce qu'elle cherche à répondre à des besoins plus profonds, dont on n'a pas encore su prendre conscience.

Alors il nous reste le choix de l'ignorer, de le voir comme un problème ou comme une voie d'expansion et de connaissance de soi…

Premier niveau de diagnostic

Marre d'avancer seul·e ?

Un échange de 45 minutes, gratuit et sans engagement.

Rendez-vous téléphonique
Silhouettes en montagne : une main tendue pour aider à gravir le sommet
  1. 01Mieux comprendre vos mécanismes liés à l'addiction
  2. 02Cerner vos enjeux pour en sortir
  3. 03Valider ensemble si cet accompagnement peut vous aider